Laser médical

Laser médical

Le laser médical : une technologie au service de la pratique médicale

Le laser médical repose sur une technologie de haute précision utilisant une lumière concentrée, focalisée et calibrée, permettant d’interagir de manière ciblée avec certains composants biologiques tels que l’eau, la mélanine ou l’hémoglobine.

Cette technologie est utilisée depuis plusieurs décennies dans diverses spécialités médicales, notamment en dermatologie, ophtalmologie, gynécologie et urologie, dans un cadre strictement médical, sur indication précise.

🔬 Exemple : le laser CO₂ fractionné (Gynelase)
Le laser CO₂ fractionné agit principalement sur les tissus riches en eau, tels que la muqueuse vaginale, en induisant une stimulation locale des mécanismes naturels de régénération tissulaire.
Son utilisation s’inscrit dans une prise en charge médicale individualisée, après évaluation clinique.

Sécurité et encadrement

  • Acte réservé au corps médical
  • Protocoles médicaux validés
  • Matériel soumis à des contrôles et à un entretien réguliers
  • Mesures de protection adaptées pour le patient et l’opérateur

Le laser expliqué…

Quelques repères historiques

Le principe fondamental du laser repose sur l’émission stimulée de photons, décrite dès 1917 par Albert Einstein.
Le premier laser expérimental a été développé en 1960 par Ted Maiman, ouvrant la voie à de nombreuses applications technologiques et médicales.

Depuis, le laser a trouvé des applications dans des domaines variés tels que l’industrie, les télécommunications et, plus tard, la médecine.

En pratique médicale, son développement a permis des applications dans plusieurs spécialités, notamment :

  • dermatologie,
  • ophtalmologie,
  • gynécologie,
  • urologie,
  • angiologie,
  • pneumologie,
  • neurochirurgie.

Qu’est-ce qu’un LASER ?

Le terme LASER signifie Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation, soit Amplification de la Lumière par Émission Stimulée de Rayonnement.

La lumière laser se caractérise par :

  • une longueur d’onde unique (lumière monochromatique),
  • une direction unique (faisceau focalisé).

Ces propriétés permettent de délivrer une énergie précise et localisée, adaptée à des applications médicales spécifiques.

Principe de fonctionnement médical

Lorsque la lumière laser est absorbée par les tissus, l’énergie transmise peut produire différents effets biologiques selon :

  • la longueur d’onde utilisée,
  • la cible tissulaire,
  • les paramètres définis par le médecin.

Les lasers médicaux actuels sont dits sélectifs, ciblant principalement :

  • l’eau contenue dans les cellules,
  • la mélanine,
  • l’hémoglobine (principe de la photothermolyse sélective).

Le laser CO₂ fractionné cible prioritairement l’eau, composant majoritaire de la peau et des muqueuses.

Sécurité et conditions d’utilisation

L’utilisation d’un laser médical nécessite le respect strict de règles de sécurité afin de garantir la protection du patient et du praticien.

Selon la situation, des dispositifs de protection peuvent être utilisés, notamment :

  • lunettes de protection,
  • aspiration des fumées,
  • équipements adaptés à l’acte pratiqué.

L’utilisation du laser CO₂ fractionné est réservée au médecin, dans un cadre médical conforme aux normes en vigueur.

Notions utiles pour le dialogue avec votre médecin

Lors d’un acte laser, plusieurs paramètres techniques peuvent être discutés avec votre médecin :

  • diamètre du spot (taille de la zone traitée),
  • fluence (énergie délivrée par surface),
  • durée d’impulsion (temps de chaque émission lumineuse).

Ces paramètres sont définis exclusivement par le médecin en fonction de l’indication médicale.

Consultation préalable obligatoire

Avant toute utilisation d’un laser médical :

  • une consultation médicale préalable est indispensable,
  • un document d’information spécifique est remis au patient,
  • un devis est établi lorsque nécessaire,
  • le consentement éclairé du patient est requis.

⚠️ Mention légale

Les actes réalisés à l’aide d’un laser médical relèvent exclusivement de la pratique médicale.
Ils ne constituent ni une promesse de résultat ni un traitement universel, et ne remplacent en aucun cas une prise en charge médicale conventionnelle.